Caroline SANGOSSE née SAUREAU
Haïti

Caroline SANGOSSE née SAUREAU

SAUREAU
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Zabo
Louis SAUREAU
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Marie SAUREAU
Caroline Elizabeth SAUREAU
o ca. 1775/1800
ax Saint-Domingue, Cap-Français, 1797, Pierre Joseph Courtois SANGOSSE
b& Alexis DUPUY

DESCENDANCE


Avec Courtois SANGOSSE
1 ) Joséphine SALNAVE née SANGOSSE (ca. 15 mai 1807-)

Avec Alexis DUPUY
2 ) Jean-Baptiste DUPUY (ca. 1810-11 février 1866)

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Autre source : AP

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Caroline SANGOSSE

Extrait de la Revue de la Société Haïtienne d'Histoire et de Géographie, vol.52, n°195

... Caroline Saureau, est la mère de ma grand-mère maternelle Joséphine Sangosse. Elle se maria en 1797 avec Courtois Sangosse mulâtre libre, officier de l'armée coloniale. Elle est sortie du couvent pour se marier. Elle était très jolie et instruite. Courtois Sangosse était neveu du fameux Louis Sangosse que le roi Christophe consultait dans toutes les circonstances. Courtois Sangosse était colonel, commandant le fort du Cap, sous  Christophe lorsqu'en 1807 survint la conspiration du colonel Pescaye, chef de la Garde. A l'occasion de cette affaire, Christophe décima la Garde, fit égorger les chefs et leur famille.

Le bourreau courroucé n'épargna ni les femmes ni les enfants. Il en fit une question de couleur à cause du grand nombre de mulâtres compromis dans cette affaire. Courtois Sangosse pour éviter la mort dû s'enfuir du Cap.

Ma grand'mère m'a souvent raconté les péripéties de cette fuite. Le colonel Sangosse possédait une baleinière que le roi en diverses circonstances avait témoigné le désir d'avoir. Le propriétaire lui avait promis d'en faire construire une pour lui et qui serait encore plus jolie, le jour que le roi lui permettrait d'aller lui-même couper les bois pour la baleinière du roi, Sangosse, le jour de la découverte de la conspiration Pescaye, partit sur sa baleinière sans que son équipage n'eut aucun soupçon de sa véritable intention. Arrivé en vue de la Tortue, l'équipage ayant remarqué qu'au lieu de s'y diriger Sangosse faisait route vers la terre ferme, alors sous la domination de Pétion, comprit enfin et voulut arrêter Sangosse. Celui-ci se jeta à la mer ayant dans la poche un flacon d'huile d'olive qui devait lui servir à éclaircir sa route. Il gagna ainsi à la nage la terre ferme, aborda dans les environs de Port-de-Paix d'où il se rendit à Port-au-Prince auprès du président Pétion.

Lorsque Christophe eut appris cette fuite, il fit arrêter et déposer en prison madame Courtois Sangosse. Elle allaitait un enfant de six mois qui fut ma grand-mère et qui se nommait Joséphine. Par suite de démarche de personnages influents à la cour, elle fut mise en liberté avec son bébé quelques heures avant le massacre général qui eut lieu ce jour dans la prison du Cap. Courtois Sangosse fut tué dans une querelle avec un nommé Beaugé de Port-au-Prince. La veuve au Cap eut un enfant pour le baron Dupuy, Ministre des Finances de Christophe en 1810. Cet enfant fut Jean-Baptiste Dupuy, le chef de la famille Dupuy des Gonaïves.