Oswald J. BRANDT
Haïti

Oswald J. BRANDT

BRANDT HELLWIG BECKER BELL
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Photo courtoisie de © Ertha Pascal Trouillot
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Wihelm BRANDT
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Wilhelmina BRANDT née HELLWIG Anthony BECKER
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Margareth Ann BECKER née BELL
John William BRANDT
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Esther Mathilda BRANDT née BECKER
Oswald John BRANDT
Fondateur de l'usine de fabrication de pate de tomate "FACOLEF" dans le Sud, la "PRINSA" dans la région de Thomazeau
o lundi 20 octobre 1890 Jamaïque, Trelawney
+ jeudi 25 mars 1976 Haïti, Port-au-Prince
(frères/soeurs:- Maybel Mary ALEXANDER née BRANDT- Mina Isabelle LEVY née BRANDT- Donald Stanley BRANDT- Basil H. BRANDT- Julia Lucy HENRIQUEZ née BRANDT- John Clifford BRANDT- Yvan Gerard BRANDT- Lesly Arthur BRANDT- Esther Margareth FENTON née BRANDT)
ax Haïti, Port-au-Prince, 19/02/1910, Thérèse BARTHE
bx En vie / Living

DESCENDANCE


Avec Thérèse BRANDT née BARTHE
1 ) Ghislaine BRANDT (27 avril 1911-15 janvier 1998)
2 ) Fritz Maurice BRANDT (1 juillet 1912-ca. janvier 1933)
3 ) Jacqueline PETERS née BRANDT (2 novembre 1916-8 novembre 1998)
4 ) Marie Thérèse STECHER née BRANDT (25 janvier 1918-ca. mars 1944)
5 ) Clifford BRANDT (20 avril 1919-2 novembre 2001)
6 ) Frantz BRANDT (29 juillet ****-)

 

 

Principale source : JPM

Fiable; renseigné par un proche parent

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

O.J. Brandt 

Oswald John Brandt 

 

Après la Révolution française et les guerres napoléoniennes, l'Allemagne perdit de territoires. Son commerce et son industrie étaient peu développés. A la même époque, la reine Victoria, qui régnait en Angleterre, devenue très prospère grâce aux colonies, épousa le prince Albert, un cousin allemand. En décembre 1838, vingt-neuf (29) familles allemandes montèrent à bord d'un navire et débarquèrent dans le nord de la Jamaïque, où ils développèrent toutes sortes de techniques utiles à la colonie. Sur ce bateau, le Elisabeth, prenaient place les familles Brandt et Hellwig, originaires d'Essen. Wilhem J. Brandt avait onze ans et Wilhelmina Hellwig, neuf ans.

Plus tard, ces deux jeunes gens s'unirent et donnèrent la vie à huit enfants, en Irlande septentrionale. Un de leurs enfants, John W. Brandt, né en 1859, épousa Mathilda Baker (ou Beker) également de descendance allemande. Parmi les enfants que ce couple engendra naquit Oswald J. Brandt le 20 octobre 1890, à la Jamaïque.

A l'âge de dix-neuf ans, Oswald J. Brandt tomba amoureux d'une Haïtienne, Thérèse Barthe, qui rendait visite à son père en exil à la  Jamaïque. Née le 6 février 1891, issue de l'union de Julia André, soeur du colonel Jules André, et de Jules Barthe, Français de nationalité, elle unit sa destinée à celle de Brandt le 19 février 1910.

A un tournant de l'histoire d'Haïti, Antoine Pierre-Paul, Milien Cator et Septimus Marius, trois amis, partagèrent les misères de l'exil à Kingston. Par simple humanisme, Oswald J. Brandt les aida à résoudre toutes sortes de tracasseries créées par le gouvernement haïtien.

Aussi, de retour au pays, les trois hommes se rappelèrent les éminents services rendus par Oswald J. Brandt et l'aidèrent à s'établir en Haïti, nonobstant les objections de la mère du jeune homme. A cette époque, Septimus Marius, chargé des portefeuilles de la Guerre, de la Marine et des Finances venait de faire voter par les Chambres le contrat de la Banque Nationale d'Haïti. Suivant la suggestion d'Antoine Pierre-Paul et de Milien Cator, il y plaça Brandt.

Cette époque marqua le début de la fulgurante carrière financière d'Oswald Brandt qui, en 1916, traversa à la Banque Royale du Canada, chaudement recommandé par le père de Thérèse. Il gravit tous les échelons jusqu'à en assurer la direction en 1925.

Un arrêté du gouvernement haïtien, daté du 21 août 1919, avait autorisé la société anonyme, la Banque Royale du Canada, à établir une succursale à Port-au-Prince. Le 1er octobre de la même année, la nouvelle institution financière, voisine de la Banque Nationale, ouvrit ses guichets, rue du Magasin de l'Etat, dans l'ancienne maison Madsen. On confia la direction de la succursale à monsieur W.A. Clark. Oswald J. Brandt, qui avait déjà occupé des postes bancaires assez importants, le seconda en qualité de sous-directeur. En août 1921, la Banque Royal déménagea ses bureaux dans un local plus spacieux, sis à l'angle des rues Courbe et Roux, qui appartenait aux Simmonds. Réussissant à s'adapter aux fluctuations des affaires, elle ouvrit peu après cinq agences de province.

Le 30 juillet 1920, en tant que magistrat manager, Oswald J. Brandt avait protesté contre toute clause de contrat qui restreignait l'importation ou l'exportation de la monnaie des Etats-Unis en Haïti, dans le cadre des opérations bancaires et commerciales entre les deux pays.

En 1926, le Conseil d'Etat vota la loi suivante : 

«Article 1. Est et demeure sanctionné pour sortir son plein et entier effet avec les modifications aux articles 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 17, additionnel, le numéro 17 du contrat devenu 19, le contrat en date du 25 septembre 1926 passé entre monsieur Cahrles Fombrun, secrétaire d'État de l'Intérieur et monsieur Hénec Dorsinville, secrétaire d'État de l'Agriculture et du Travail, agissant au nom et pour compte de l'État haïtien, en vertu d'une décision du Conseil des secrétaires d'État en date du 1er septembre 1926, d'une part; et Haitian American Development Corporation, société anonyme, ayant son siège social à Wilmington, Etat du Delaware, Etats-Unis, représentée par Oswald John Brandt, agissant au nom et au compte de la dite Société, en vertu d'une décision de son conseil d'administration en date du 23 juillet 1926 d'autre part ; »

«Article 2. L'Etat convient d'affermer à la compagnie une quantité de terre de son domaine n'excédant pas huit mille (8.000) hectares, dans les environs de Fort-Liberté, au cas où l'Etat y possède cette quantité de terre non déjà affermée.»

En 1928, Oswald J. Brandt quitta la banque pour l'industrie. Il fit l'acquisition de l'usine à mantègre SA. qui connut un grand essor à la faveur de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir fait don d'une escadrille de chasse à la Royal Air Force, O.J - comme on se plaisait à l'appeler - fonda, en association avec les frères Bouez, la filature d'Haïti. Puis il entra dans l'exportation de café, de cacao et d'autres denrées, dans le domaine des assurances, construisit des usines de café, s'associa à l'importation de médicaments, de véhicules de marques européennes, ouvrit des garages à cette fin. Au fur et à mesure que ses affaires prospéraient, Oswald J. Brandt investit de gros placements à la Jamaïque, aux Bahamas et au Honduras-Britannique (Belize), dans les usines, les scieries et autres.

S'inspirant de l'entreprise d'huile pour la cuisson et de mantègre que Brandt avait mise sur pied, les planteurs des provinces, surtout ceux du Plateau Central, s'adonnèrent à la culture scientifique et rationnelle du coton. Cette initiative contribua à soustraire Haïti à la dépendance du commerce extérieur. Autant dire qu'elle protégea aussi les devises haïtiennes et mit fin à un saignée exorbitante.

Le 30 octobre 1950, le gouvernement de la République nomma Oswald J. Brandt consul honoraire de Grèce à Port-au-Prince avec juridiction sur tout le territoire de la République.

Oswald J. Brandt présida le comité de direction du bimensuel Review of International Association of Business Men of Haiti, fondé en 1923 à Port-au-Prince; le secondèrent dans sa tâche : Raphaël Brouard et H. W. Hipwelle, vice-présidents; Dantès Bellegarde, gérant; Georges Lespinasse, trésorier; Ed. Estève , A. Gebara, F. Dalber, Seymour Pradel, F. von Schilling, etc., conseillers.

A la fin de sa vie, retiré sur les hauteurs de Pétion-Ville, Oswald J. Brandt s'impliqua dans les oeuvres charitables, et participa notamment à l'agrandissement de l'église Saint-Pierre de Pétion-Ville.

Au fils des ans, son mécénat en Haïti s'était exercé de plusieurs manières, entre autres par la construction du laboratoire de physique et de chimie du Lycée Pétion. Il facilita aussi les opérations de bétonnage de la Grand'Rue (avenue Jean-Jacques Dessalines). Sous le gouvernement de François Duvalier, la secrétairerie d'Etat de la Coordination et de l'Information, suite aux inondations du 29 avril 1959, reçut la somme de cinquante mille gourdes de la part d'Oswald J. Brandt. Le 28 octobre 1974, il donna sept cent cinquante mille dollars à titre de contribution aux programmes de développement du pays. Le grand capitaine d'industrie à Haïti procura également du travail à plus de deux mille personnes.

Oswald J. Brandt mourut en Haïti le 24 mars 1976, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Il a laissé sa marque dans l'histoire industrielle d'Haïti et dans son développement tant économique qu'agricole.

Sa femme, Thérèse Barthe, s'était éteinte le 25 février 1951. Oswald J. Brandt avait épousé en secondes noces madame Blanc, une Française.

par Ernst et Ertha P. Trouillot
Encyclopédie Biographique d'Haïti
Les Editions SEMIS inc.
(c) Ottawa 2001