Louis DÉJOIE II
Haïti

Louis DÉJOIE II

DEJOIE ORIOL CEVEST GEFFRARD BOUCARD MORAVIA LEGITIME MARION
Dennery DÉJOIE
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Catherine DÉJOIE née ORIOL Népomucène CEVEST
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Célimène CÉVEST née GEFFRARD Photo courtoisie de Famille Manuel Lupry BOUCARD
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Esther GERDÈS BOUCARD née MORAVIA François Denys LÉGITIME
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Isaure LÉGITIME née MARION
Justin DÉJOIE
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Louise DÉJOIE née CEVEST Adrien BOUCARD
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Angèle BOUCARD née LÉGITIME
Louis DÉJOIE
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Suzon DÉJOIE née BOUCARD
Louis DEJOIE
alias Ti Loulou
Chef de parti politique
o lundi 28 mai 1928 Haïti
+ dimanche 11 janvier 1998 Porto-Rico
(frères/soeurs:- Maryse HASIWAR née DÉJOIE- En vie / Living)
ax En vie / Living
bx En vie / Living

DESCENDANCE


Avec En vie / Living
1 ) En vie / Living
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Avec En vie / Living
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Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Louis Déjoie fils

Louis Déjoie, surnommé Louis Déjoie II, fils de Louis Déjoie - sénateur -, vit le jour aux Cayes le 28 mai 1928.

Déjoie fils vécut en exil à Porto Rico avec ses parents, son père ayant été le candidat évincé et craint de François Duvalier lors des présidentielles de 1957 ; il y resta près de vingt-cinq années, avant de pouvoir regagner sa terre natale à la chute des Duvalier père et fils. Il embrassa alors le monde des affaires. Entre 1986 et 1990, il apporta son soutien à toutes les causes démocratiques, au risque de sa vie. Quand on omettait d'inscrire son nom sur les listes des «camoquins à assassiner» (expression désignant les prétendus ennemis des Duvalier), il l'y ajoutait lui-même. Déjoie II, c'était toute une histoire, toute une vie.

En 1990, il se porta candidat à la présidence de la république d'Haïti sous la bannière que son père avait précédemment créée : le PAIN (Parti national agricole et industriel), qui avait pour bastion les Cayes, troisième ville d'Haïti et terre de ses ancêtres, parmi lesquels le général Fabre Nicolas Geffrard. «Toute la bourgeoisie déferla sur lui : porte-parole à demi blanc, secrétaire mulâtre, attaché de presse au teint clair, porte-valises grimaud, bref la clientèle d'Ogé et de Chavannes. Les mauvaises langues prenaient de la couleur. Mais Louis Déjoie II fit déchanter tout le monde, il appela aussi à son secours les nègres marrons des mornes et des plaines, les bonnes et domestiques de toutes les couches sociales du pays qui se déversèrent vers lui. Les bras ouverts, il leur confia le PAIN. Se souvenant que son père, fuyant Papa Doc, s'était tourné vers Fidel Castro avec à ses côtés le fidèle Maurepas Auguste [homme politique, membre du PAIN] en 1958, il choisit celui-ci pour bras droit.»

Apparaissant aux yeux des masses comme un héros, il s'avéra le candidat le plus sincère, voire même le plus naïf, en dépit des calculs acrobatiques du CEP (Conseil électoral provisoire) qui lui collait -comme à son père en 1957 - des pourcentages insignifiants. (Adyjeangardy, le Nouvelliste, 20 janvier 1998). La popularité de Louis Déjoie II atteignit de tels sommets dans le Sud et sur le Plateau Central qu'elle lui valut dès lors le surnom de «Ti-loulou», devenu légendaire. Il arriva en troisième position, obtenant 4,9 % des suffrages exprimés. Il jugea bon de se rallier à la partie victorieuse, heureux et satisfait d'avoir participé à des élections libres, honnêtes et démocratiques, sans effusion de sang, réalisées par le gouvernement d'Ertha Pascal Trouillot, avec l'assistance d'observateur civils non armés de l'OEA (Organisation des États américains) et de l'ONU ; voeu qu'il chérissait tant, surtout après le massacre de la population aux élections de 1987, qualifiées de sanglantes et marquées au fer rouge dans la mémoire du peuple haïtien. En 1993, il occupa le poste de Ministre du Commerce et de l'Industrie.

Fauché en pleine activité, Louis Déjoie II succomba à un cancer du côlon le 11 janvier 1998. Incinéré sur la terre de San Juan de Puerto Rico, ses funérailles furent chantées le 20 janvier dans les murs de la cathédrale de Port-au-Prince et ses cendres, dispersées, selon ses voeux, dans la rivière des Cayes, sa ville natale. (Le Nouvelliste, 17 janvier 1998)

Déjoie avait épousé Ghyslaine Laraque, qui lui a donné trois enfants : Louis A. Déjoie III, économiste vivant à Porto Rico, Tara Déjoie épouse Rhoades et Geffrard Déjoie; puis sont venus les petits-enfants : Louis A. Déjoie IV, Brena Déjoie et Joseph L. Rhoades.

 

par Ernst et Ertha P. Trouillot
Encyclopédie Biographique d'Haïti
Les Éditions SEMIS inc.,
(c) Ottawa 2001