Louis ROSSIGNOL de BELLE-ANSE
Saint-Domingue

Louis ROSSIGNOL de BELLE-ANSE

ROSSIGNOL VEZIEN (de) BELLANGER DROUILLARD BOISBELLEAU (de) LECLERC LEPLAN
Claude de ROSSIGNOL de La CHICOTTE
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Anne Renée de ROSSIGNOL de La CHICOTTE née de VÉZIEN de POINCY Jean BELLANGER
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Marie-Françoise BELLANGER née DROUILLARD
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Gilles Le CLERC de MORAINVILLE
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Marguerite LECLERC de MORINVILLE née LEPLAN
Jean-Baptiste ROSSIGNOL de La CHICOTTE
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Marie-Françoise BELLANGER Bernard de BOISBELLEAU
x
Louise de BOISBELLEAU née LECLERC de MORINVILLE
Jacques ROSSIGNOL de BELLANCE
x
Louise-Marguerite ROSSIGNOL de BELLANCE née de BOISBELLEAU
Louis-Rossignol ROSSIGNOL
Député
o b samedi 3 juin 1747 Saint-Domingue, Saint-Marc
(frères/soeurs:- Marie-Anne Félicité GRAND du TREUIL née ROSSIGNOL de BELLANCE)
ax Saint-Domingue, Gonaïves, 15/01/1776, Magdeleine Elisabeth Emilie ROSSIGNOL

DESCENDANCE


Avec Magdeleine ROSSIGNOLde BELLE-ANCE née ROSSIGNOL de GRANDMONT
1 ) Paul Elisabeth ROSSIGNOL de BELLE-ANSE (6 mai 1778-)

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Louis-Rossignol Bellance

Né à Saint-Marc le 3 juin 1747 descendait J.-B. Rossignol de la Chicotte, de Saint-Christophe qui avait dû se réfugier à Saint-Domingue en 1690. 
- Son père Jacques Rossignol, avait commandé les milices de Saint-Marc. 
- en 1776, il épouse aux Gonaïves, Madeleine Rossignol de Grandmont, sa cousine, dont il eut dux enfants
- Ancien Membre du Club des Colons de Paris au début de la Révolution.
- 1803 - 3è Député des colons venant s'entendre avec le Général Nugent à la Jamaïque.
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p.166-167
Au moment même où débarquaient à la Jamaïque les premiers prisonniers se présenta le 29 juillet 1803 devant Kingston, le Duquesne, vaisseau français de 74, que commandait le capitaine Hillier. Il amenait les députés des colons restés à Saint-Domingue, Fitzgérald*, Guien, et Bellance*: c'est-à-dire un planteur de Baynet dans le sud, un négociant de Port-au-Prince et un planteur du quartier de Saint-Marc, dans l'ouest, ancien membre du club des colons de Paris au début de la Révolution. Ils venaient s'entendre avec le général Nugent. Leur mission était très importante. Les colons qui restaient, voyant recommencer la guerre et partir les débris des troupes de l'expédition, désiraient signer avec les Anglais une convention qui leur eût remis la colonie. Les conditions était à débattre, mais on avait le précédent de 1793. 

C'était, disaient-ils, le seul moyen d'être sauvés des anciens esclaves maintenant maîtres de tout le pays. Les troupes françaises qui abandonnaient Saint-Domingue les avaient pressurés, maltraités et pas seulement à la fin. Dès le commencement il y avait eu des heurts répétés, une haine profonde entre les nouvelles troupes et les colons* qui s'étaient vite rendu compte que l'expédition allait hâter la fin de Saint-Domingue. On voyait sous une forme nouvelle le vieil antimilitarisme colonial. Les troupes avaient dû vivre sur le pays, aux dépens des planteurs qui avaient tant de mal à relever leurs habitations. Il n'y avait jamais eu à compter sur ces hommes de rapine mal commandés par des officiers qui ne songeaient qu'à repartir les mains pleines. Ils n'inspiraient que dégoût. L'évacuation se terminait par leur fuites.

Le principal négociateur était Bellance, un créole du quartier de Saint-Marc appartenant à une des plus vieilles familles de la colonie. Les conférences avec le général Nugent, presque toujours assisté de Grandjean d'Aubancourt, durèrent une quinzaine. Elles mirent le gouverneur dans le plus grand embarras, car l'Angleterre était bien décidée à ne plus intervenir directement en faveur des blancs de Saint-Domingue. Elle ne voulait que s'entendre avec les généraux noirs qui commanderaient désormais à Saint-Domingue, pour obtenir un avantageux traité de commerce. Nugent avait assurément des instructions précises dans ce sens. Les députés des colons durent revenir à Saint-Domingue sans avoir rien obtenu.

* Robert-Etienne Bodkin-Fitzgerald, d'une famille irlandaise, propriétaire d'une caféière et d'une indigoterie à Aquin dans le Sud. Conseiller au parlement de Paris. Élu député aux États généraux pour la partie du Sud. Il était le beau-frère de Dominique Cabarrus, père de Thérèse Cabarrus, la femme de Tallien.
*Louis-Rossignol Bellance, né à Saint-Marc le 3 juin 1747 descendait J.-B. Rossignol de la Chicotte, de Saint-Christophe qui avait dû se réfugier à Saint-Domingue en 1690. Son père Jacques Rossignol, avait commandé les milices de Saint-Marc. Il avait épousé en 1776, aux Gonaïves, Madeleine Rossignol de Grandmont, sa cousine, dont il eut dux enfants.
* Sur les colères et les rancoeurs des colons contre les officiers surtout, voir les lettres des mois de mars-mai 1803 venues du Cap. (Archives nationales, AB XIX 3353, dossier 4)

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Réfugié / Emigré de Saint-Domingue passé à la Jamaïque
- ( 2491) Bulletin de Société d'Histoire de la Guadeloupe
               Les Colons de Saint-Domingue passés à la Jamaïque (1792-1835) p.166-167