Jérôme Maximilen BORGELLA
Haïti

Jérôme Maximilen BORGELLA

BORGELLA
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Bernard BORGELLA
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Jérôme Maximilien BORGELLA
Militaire
Signataire de la Constitution de 1801, Signataire de l'Acte d'Indépendance
Commandant de l'arrondissement des Cayes
o jeudi 6 mai 1773 Saint-Domingue, Port-au-Prince
+ samedi 30 mars 1844 Haïti, Port-au-Prince
(frères/soeurs:- Delphini BORGELLA)

Famille d'adoption : Fillette de LA MAHAUTIÈRE

SANS DESCENDANCE CONNUE

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Jérôme Maximilien BORGELLA

6 mai 1773 - 30 Avril 1844

Extrait de Vaniel Louis à Teledjol News Network 

Jérôme Maximilien Borgella a pris naissance à Port-au-Prince le jeudi 6 mai 1773 des oeuvres naturelles d'un grand planteur blanc, Monsieur Bernard Borgella et de Cécille de la Mahautière une quarteronne issue d'une respectable et notable famille.

La couleur du général Maximilien ne l’a pas différencie de l'élément blanc. Malheureusement, son père ne pouvait le reconnaître pour fils en raison des barrières raciales qui existaient dans la colonie saint-dominguoise à cette époque.

Maximilien s’est d’opte du nom de "Borgella" à la faveur de la loi du 4 avril 1792 qui avait garanti l'égalité entre tous les hommes libres de St-Domingue. Des liens affectueux se tissaient entre lui et son père après différents succès de Maximilien au cours de sa jeunesse. Bernard avait su apprécier l'intelligence, le courage et la bravoure de sa géniture. Par la suite, ils se développèrent tels que Maximilien "subvenait après les années 1815 aux besoins de ses demi-soeurs blanches vivant en France" aux dires de B. Ardouin.

Orphelin de mère à l'âge d'un an, il passa à la charge de sa tante, fillette de la Mahautière et de sa grand'mère Olive Lebeau. Son parrain, Mr Ithier, un colon blanc qui co-habitait avec cette dernière et gérait plusieurs entreprises sucrières dans la plaine du Cul de Sac, lui enseigna à écrire et a lire.

Il en a profite pour fortifier son corps par des exercices physiques (l'équitation). Ensuite, il fut confié en 1786 à un autre colon qui lui apprit le métier de charpentier.

En 1789, il s'enrégimenta dans l'armée. Déjà, en 1791, il milita dans les rangs des affranchis en armes qui luttèrent pour l'application du décret du 15 mai 1791. On le retrouva par la suite dans presque tous les grands rassemblements politico-militaires organisés par les hommes de couleur. Il brilla par sa présence en l'église de Mirebalais le 7 Août 1791 au cours de la formulation de la constitution de la Commune, sur l'habitation Louis Rateau où les hommes de couleur de l'Ouest et du Sud s'étaient réunis pour désigner un chef et créer une stratégie de bataille (en la personne de Beauvais, aux Palmistes-Claires, à Diègue point de ralliement pour la bataille de Perrier). Au cours de cet engagement entre Blancs et hommes de couleur, supportes par des noirs, il souleva l’admiration de ses chefs en se hâtant au secours de ses compagnons en difficultés et en incendiant les champs de canne des planteurs blancs. A l’issue de cette bataille, il a servi dans l’une des deux compagnies d’artillerie nouvellement créées par les hommes de couleur dans le cadre de l’organisation de leur armée. Son passage dans la Légalité de l'Ouest en1793, où il fut promu capitaine des Dragons en 1794, a été de courte durée. Il s'était à maintes reprises signalé à l'attention de l'homme fort du Sud ; le général André Rigaud qui le fit chef d'escadron et commandant par sa suite.

En 1799 Il combattit dans la guerre du Sud contre le général Toussaint Louverture comme aide de camp du général Laplume. Il fut arrêté et fait prisonnier aux Cayes à la défaite de Rigaud qui s'embarqua à Tiburon pour l'exil. Il y eut la vie sauve et libéré 5 mois plus tard, soit le 1 janvier 1801, grâce à l'intervention de son père Bernard Borgella, rédacteur de la Constitution de 1801, Maire de Port-au-Prince en 1792, président du Conseil Supérieur de Port-au-Prince et Conseiller du général Toussaint.

Maximilien rentra à Port-au-Prince, on lui confia la 13ème division comme capitaine, placé sous les ordres du général Agé. Il quitta à nouveau l'Ouest pour aller commander la région de Tiburon, Anse-d'Hainault et Dame-Marie. Quand Napoléon I envoya ses troupes dans la colonie pour rétablir les principes de la Métropole, Borgella qui servait dans l'armée coloniale rejoignit les troupes révolutionnaires du Sud au Camp Gérard, près de Mersan (Camp-Perrin). Au cours de la guerre de l'Indépendance, il s'était montré très humain à l'endroit des vaincus. Beaucoup, en effet, ont été épargné quand Dessalines avait ordonné le massacre des français dans le Sud.

En tant que commandant de la Place d'Aquin en 1804, il eut le privilège de travailler à la fondation de l’actuelle ville ; la ville d’Aquin. Il devint commandant de la 2ème division du Sud avec son quartier général localise à Anse-à-Veau en 1805. Il retourna à Aquin comme colonel de la 15ème demi-brigade. A la mort d'André Rigaud, survenue le 18 septembre 1811, le général Bonnet qui aspirait à le remplacer fut évincé par Borgella, grâce à son ami le général Guillaume Vaval qui l'avait préféré faire élire président du Conseil Départemental du Sud le 22 septembre 1811. Le 7 mars 1812, Pétion organisa une révolte contre Borgella aux Cayes. Du 14 au 20 mars 1812, il fit sa soumission au président Pétion, mettant ainsi fin à la scission de l'Ouest et du Sud. Il fut à côté de Pétion défendant Port-au-Prince quand elle était attaquée par les troupes du Nord, conduites par Christophe.

Borgella fut nommé général de division en 1818. En mai 1819, l'une de ses patrouilles encercla le général Goman à Grand Doko, elle fit feu et Goman se suicida. Le 15 janvier 1822, sous les ordres de Borgella, une colonne se mettant en marche de Port-au-Prince vers Santo Domingo lors de la conquête de l'Est par Boyer. Celui-ci lui confia le commandement de cette ville de 1822 à 1831. De 1832 à 1843, il occupa le poste de commandant de l'arrondissement des Cayes.

Borgella mourut à l'âge de 71 ans à Port-au-Prince le 30 avril 1844, quatre (4) mois après sa sortie de prison le 19 janvier 1844. Les ennemis de Boyer à sa chute avaient arrêté Borgella le 24 mars 1843.

Borgella était franc-maçon, initié à la loge l'Heureuse Réunion des Cayes fondée en 1806.

Recherches et Redaction: Vaniel Louis