Théodore CHASSÉRIAU
France

Théodore CHASSÉRIAU

CHASSERIAU PAILLARD MORIN CHASSON COURET
Mathurin CHASSÉRIAU
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Marguerite CHASSÉRIAU née PAILLARD du CHIRON Joseph MORIN
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Marie-Anne CHASSON Photo
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Jean CHASSÉRIAU du CHIRON
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Louise CHASSÉRIAU née MORIN
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Benoît CHASSÉRIAU
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Marie Madeleine CHASSÉRIAU née COURET de la BLAQUIÈRE
Théodore CHASSERIAU
Peintre
Peintre majeur du XIXème siècle, élève d'Ingres
o lundi 20 septembre 1819 R.D., Samana, El Limon
+ mercredi 8 octobre 1856 France, Paris
(frères/soeurs:- Frédéric CHASSÉRIAU- Adèle CHASSÉRIAU- Aline CHASSÉRIAU- Ernest CHASSÉRIAU)

SANS DESCENDANCE CONNUE

 

 

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Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Théodore Chassériau 


20 septembre 1819 - 8 octobre 1856

Né à Limón, petit bourg de Samana, actuellement la République Dominicaine, mort à Paris.

Un des plus importants peintres du XIXe siècle, demeure mal connu et dont la seule exposition d’envergure remonte en effet à 1933 et dont la dernière, la plus mémorable, est celle de Santiago de Caballeros en République Dominicaine au Centre León du 8 au 8 juillet 2004 suivie de Santo-Domingo au Museo de Arte Moderno du 13 juillet au 20 août, mise en place grâce aux fonds du musée du Louvre et à  la Bibliothèque Nationale de France. Théodore a pu retourner chez lui, sous cette lumière qu'il a tant aimé

[Fils d'un des derniers administrateurs de la colonie de Saint-Domingue et d'une créole]. Il a 3 ans lorsque son père décide d'installer sa famille à Paris.

L'appartement, où il vit avec sa mère, ses deux frères et ses deux soeurs, demeura longtemps son refuge: il ne s'en éloigna guère, sinon pour aller, comme il le disait, dans «ses églises», Saint-Mérri, Saint-Roch, Saint Philippe du Roule autant de lieux où l'on peut admirer aujourd'hui les grandes compositions qu'il peignit dans les années 1840-1850.

Peintre précoce et doué, il entre à l'âge de 11 ans dans l'atelier de Jean-Auguste Dominique Ingres. Ingres témoigna de l’affection à son jeune élève à qui il prédisait qu’il serait « le Napoléon de la peinture ».. Chassériau combinera avec talent et succès les leçons de ses deux illustres maîtres. La pureté classique des lignes Ingresque, se teinte de la fougue romantique de Delacroix, son second maître.

Suzanne au bain, 1839, © Musée du Louvre Huit ans plus tard, il triomphe au Salon avec «Suzanne au bain» et «Vénus marine», «tout humide encore des baisers de la mer», dira Théophile Gautier. Chassériau s'inspire de la Bible, de la mythologie, mais aussi de Shakespeare, de Lamartine, de Byron. Chantre de la femme et des séductions de l'Orient, il peint aussi des portraits empreints de vérité: c'est l'âme qu'il veut saisir, et avec elle la passion, à limage de celle qu"il vit avec la comédienne Alice Ozy [ancienne compagne de Victor Hugo].

Juives d'Alger au balcon, 1849, © Musée du Louvre/A. DequierEn 1846, lors d'un voyage en Algérie, il découvre la lumière et il éprouve la sensation de contempler le monde comme il était «à son premier jour». Baudelaire l'accusera d'avoir voulu «détrousser» Delacroix. Cette rétrospective s'attache à montrer la singularité de Chassériau, l'importance qu'ont eu pour lui les primitifs italiens, Titien, Tintoret ou encore le réalisme espagnol, et comment il construisit son oeuvre par-delà Ingres et Delacroix. 

Très tôt, vers le milieu des années 1830, Théophile Gautier s'intéresse à l'art de Chassériau. Il lui prête alors des "vies imaginaires" ou parle de "grâce étrange" pour tenter de rendre compte de l'univers particulier du peintre. En effet, Chassériau ne cesse de se jouer d'atmosphères trouble, étrange, équivoque et mystérieuse.

Théodore Chassériau était à son époque renommé pour ses portraits et ses scènes historiques, dont son Tepidarium à Pompéi (1853) exposé au Musée d'Orsay.

Le "Tépidarium", 1853, photo (C) Photo RMN - ©Gérard Blot

[...]

On a longtemps voulu retenir de cette période que l’opposition entre Ingres et Delacroix, entre la ligne et la couleur. Or Chassériau fut l’élève du premier avant d’être séduit par les préoccupations esthétiques du second. Sa brève carrière fut marquée par quelques commandes publiques (églises de Paris et décor à la Cour des Comptes) mais aussi par ses voyages à Rome mais surtout en Algérie (1846). Ses dessins, ondulants, comptent parmi les plus beaux du XIXe siècle.

Adèle et Aline, soeurs de l'artiste, 1843, photo © D. Arnaudet ; G. Blot, Réunion des musées nationauxL’œuvre de Chassériau surprend par la variété des thèmes abordés et des solutions plastiques trouvées. Les portraits, peints et dessinés, forment la part de son œuvre peut-être la plus séduisante mais on ne saurait négliger le versant plus ambitieux où s’incarnent les principales préoccupations de son temps (dont le renouveau religieux ou la politique coloniale), celui de Balzac, Hugo, Gautier mais aussi de Lacordaire, Tocqueville ou Lamartine. En effet Chassériau fut tout sauf un isolé.

Sa postérité fut des plus importantes, en particulier Puvis de Chavannes et Gustave Moreau ont beaucoup regardés ses œuvres et ses décorations murales. Peintre inclassable au regard des critères ordinaires semblable en cela à Géricault qu’il admira tant, Chassériau touchera notre sensibilité contemporaine.

Le musée des Beaux-Arts de Strasbourg conserve quatre importants tableaux de Chassériau (Femme mauresque sortant du bain, 1854 ; Mazeppa, 1851 ; Desdémone à sa toilette, 1849 ; Le Réveil de Desdémone, 1849).

C’est l’œuvre d’un artiste mort jeune mais laissant une œuvre nombreuses [...].

Une œuvre qui n’est pas un panaché des leçons soi-disant inconciliables d’Ingres et de Delacroix mais d’une inspiration toute personnelle qui, selon les mots du peintre, osa l’inconnu.

A sa mort, à 37 ans, Gautier déclara: «D'autres artistes ont été plus purs, plus complets, plus explicites, mais nul ne nous a troublés autant que Théodore Chassériau.»


Oncle  : Victor Frédéric Chassériau, général tombé à Waterloo.

Cousin germain : Baron Frédéric Chassériau, architecte en chef de la ville d'Alger.

A visiter

Le site des "Amis de Théodore Chassériau", association présidée par son arrière arrière petit neveu qui poursuit ainsi la tradition familiale de protéger l'oeuvre et la mémoire de ce génie de la peinture.

Portail Culture.fr http://www.culture.fr/recherche?SearchableText=chasseriau&filter_image=1

A lire

Le livre d'André-Pierre NOUVION intitulé "Trois familles en Périgord-Limousin dans la tourmente de la Révolution et de l’Empire - Origine et Histoire des Nouvion, Besse-Soutet-Dupuy et Chassériau" (voir section La famille Chassériau). Livre disponible sur le site des "Amis de Théodore Chassériau".

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