Baron Frédéric CHASSÉRIAU
France

Baron Frédéric CHASSÉRIAU

CHASSERIAU PAILLARD MORIN CHASSON RANSON
Mathurin CHASSÉRIAU
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Marguerite CHASSÉRIAU née PAILLARD du CHIRON Joseph MORIN
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Marie-Anne CHASSON Photo
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Jean CHASSÉRIAU du CHIRON
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Louise CHASSÉRIAU née MORIN
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Frédéric Victor CHASSÉRIAU
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Elisabeth CHASSÉRIAU née RANSON
Charles Philippe Frédéric Henri Victor CHASSERIAU
Architecte
Baron
Architecte en chef des villes de Marseille, Constantine et Alger
o samedi 9 janvier 1802 Saint-Domingue, Port-au-Prince
+ ca. 1896 France, Var (Isère)
(frères/soeurs:- Louis CHASSÉRIAU- Marguerite CHASSÉRIAU- Elisabeth CHASSÉRIAU)
ax Marseille, 17/06/1837, Joséphine WARRAIN

DESCENDANCE


Avec Joséphine CHASSÉRIAU née WARRAIN
1 ) Claire NOUVION née CHASSÉRIAU (5 janvier 1842-21 janvier 1936)
2 ) Arthur CHASSÉRIAU (ca. 1850-22 mai 1934)

 

 

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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Charles Frédéric Henri Victor Chassériau

Port-au-Prince, 29 février 1802-Isère, Var 1896

extrait : Les usages du patrimoine monuments, musées et politique coloniale en Algérie ...De Nabila Oulebsir



Charles Frédéric Chassériau est le cousin du peintre orientaliste Théodore Chassériau (El-Limon, Samana, Saint-Domingue, 1819-1856), lequel était le fils de Dona Maria Magdalena Couret de la Blatière (créole issue d'une famille d'agriculteurs originaire du département de la Charente et installée là depuis le XVIIIè siècle) et de Benoît Chassériau (originaire de la Rochelle). Il a souvent été confondu avec le frère de Théodore qui portait également le même prénom, Frédéric (1807-1881), lequel avait été soutien de famille de ses frères et ses soeurs (Théodore, Adèle, Aline, Ernest) lorsque ces derniers étaient venus s'installer à Paris en 1822.

Fils d'un général de l'Empire, le baron Victor Frédéric Chassériau (frère de Benoît et chef d'état-major de Belliard), mort à la bataille de Waterloo (1815), Charles Frédéric Chassériau entre à Saint-Cyr en 1819 où faute de n'avoir pas obtenu une bourse du gouvernement, il est contraint de s'orienter vers l'Ecole des beaux-arts où il entame des études d'architecture, dans l'atelier de Mesnager (admis le 3 avril 1824). Sa carrière débute en tant qu'inspecteur de la Grande Voirie de la ville de Paris et se poursuit en Egypte où il d'abord chargé de travaux à Alexandrie (1830-1833), puis à Marseille où il devient directeur des Travaux publics (9 mais 1833). Il assure la fonction d'architecte du département des Bouches-du-Rhône, d'architecte des ports de Marseille et d'Alger, et enfin de directeur des Travaux publics à Alger où il arrive en 1849. Il est à trois reprises architecte en chef de la ville d'Alger (1849, 1859, 1874) et prend sa retraite en 1882.

Les différents projets qu'il réalise aussi bien des commandes publiques pour la municipalité d'Alger que des commandes privées, dont l'église d'El-Biar et des villas dans les environs d'Alger, de même qu'il est l'auteur en 1858 d'un projet de ville moderne à Alger Mustapha, resté au stade conceptuel.

Il est connu pour la construction d'une oeuvre majeure, conçue avec l'architecte Ponsard, le Théâtre impérial d'Alger, édifié entre 1850 et 1853 par l'entrepreneur Sarlin au niveau de la place Bresson, espace autour duquel ont été plantés par la suite palmiers, ficus et magnolias, et devenu un point central du parcours urbain. Détruit en 1882 suite à un incendie, le théâtre fut reconstruit l'année suivante par l'architecte Ouadot, en quelques mois seulement.

Charles Frédéric Chassériau est surtout célèbre pour le traitement du front de mer qui donne dès le Second Empire une image urbaine à la ville préfigurant le nouvel Alger moderne. Grâce à ce boulevard d'une longueur de plus de 1 200 m, appelé boulevard de l'Impératrice puis de la République, réalisé entre 1860 et 1866, selon une alternance de voûtes étagées, de magasins et de logements, Alger fait désormais pendant à Marseille et prend l'allure d'une ville des deys. El-Djezaïr, paraissant plus française que mauresque. Les arcades de ce boulevard ont eu un grand succès. Certains auteurs iront jusqu'à souligner qu'elles "expliquent la fortune d'Alger" et que c'est grâce à cet ordonnancement que la ville doit son "rang de capitale" (Desprez, [1860] 1898:69). D'autres compareront le boulevard à un collier de perles (Camus, 1938). Cette solution préconisée  d'une promenade le long de mer fait l'unanimité au lendemain de l'indépendance. Le premier architecte algérien, Abderrahmane Bouchama, pourtant peu favorable à l'architecture colonial, situe ce boulevard parmi les meilleurs réalisations du XIXè siècle et souligne la réussite de cette oeuvre où les concepteurs ont excellé pour "revoir l'impératrice Eugénie" (Bouchama, 1966:49).

Sélection Bibliographique :

  • Chassériau, Ch-F., 1858, Etude pour l'avant-projet d'une cité Napoléon-Ville..., Alger, Dubos frères; Monnier, G. 1983

  • "Architecture urbaine et urbanisme en Algérie dans le Second Empire : le cas de l'architecte Charles Frédéric Chassériau (1802-1896)" in Culture et création dans l'architecture provinciale de Louis XIV à Napoléon III, travaux et colloques de l'Institut d'art, publication et l'université de Provence : 299-308; Crest, F. 1985

  • "The Boulevard de l'Impératrice in Colonial Algiers (1860-1866), Environmental Design, 1:54-59