Jean-Baptiste SALNAVE
Saint-Domingue

Jean-Baptiste SALNAVE

SALNAVE RIPOCHE
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Séraphin SALNAVE
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Elisabeth SALNAVE née RIPOCHE
Séraphin Silvestre Jean Baptiste SALNAVE
alias Coco SÉRAPHIN
Commerçant
Membre du Conseil des Notables en 1836
o mercredi 21 décembre 1796 Saint-Domingue, Cap-Français
(frères/soeurs:- Cora MARY née SALNAVE)
a& Clotilde RAGOUSE
bx Haïti, Cap-Haïtien, 09/10/1825, Marie-Joseph Courtois SANGOSSE

DESCENDANCE


Avec Fillette RAGONSE
1 ) Sylvain SALNAVE (7 février 1826-15 janvier 1870)

Avec Joséphine SALNAVE née SANGOSSE
2 ) Eugène SALNAVE (ca. 1822-2 juin 1832)
3 ) Séraphin SALNAVE (ca. 1826-ca. janvier 1845)
4 ) Jean-Baptiste SALNAVE (5 octobre 1827-7 mai 1842)
5 ) Caroline MULLER née SALNAVE (10 juin 1828-)
6 ) Joséphine Marie Mazélie SALNAVE (4 avril 1833-14 juillet 1834)
7 ) Charlotte RIBOUL née SALNAVE (ca. 1834-ca. janvier 1890)
8 ) SALNAVE (-7 mai 1842)

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Jean-Baptiste SALNAVE
ou
"Coco Séraphin"

Extrait de la Revue de la Société Haïtienne d'Histoire et de Géographie, vol.52, n°195

Séraphin Jean-Baptiste Salnave né en 1793 était le fils de Séraphin Salnave;  colon français, directeur de la Douane du Cap. Sa mère se nommait Elisabeth Ripoche, elle avait aussi un fille de nom de Cora qui fut l'épouse de Mr. Mary père et et mourut dans le tremblement de terre de 1842 au Cap. Ce couple était lié de grande amitié avec le général Toussaint Louverture qui fut le parrain de mon grand-père.

Celui-ci fut envoyé en Europe par son parrain pour être élevé à ses frais au collège de Juilly. Il portait à l'époque le nom de Coco Séraphin.

Lors du sac de la ville du Cap, le 5 février 1802, la première personne que Christophe fit exécuter fut le colon Séraphin Salnave. Ses anciens rapports avec son compère Toussaint Louverture ne parurent pas aux yeux de Christophe un motif suffisant pour épargner sa vie; et peut-être en raison même de ces bons rapports, Christophe crut-il nécessaire de le faire tuer afin d'inspirer plus de terreur aux autres français. Il le fit pendre devant la douane du Cap. Il livra le magasin de sa femme au pillage à l'exception de l'argent qui se trouvait dans le magasin et qui fut déposé au Trésor.

Lors de la disgrâce du général Toussaint Louverture, Séraphin J. B. Salnave qui se trouvait au collège de Juilly aux frais de son parrain, fut remis à une soeur de son père qui habitait Marseille. Celle-ci venant à mourir il dû aller trouver une autre tante qui habitait Baltimore (Etats-Unis).

A l'ouverture du Nord, c'est-à-dire à la mort de Christophe en 1820, Séraphin put rentrer en Haïti, au Cap.

Le Gouvernement haïtien lui remit pour lui et sa soeur douze mille dollars, représentant le dépôt que le roi Christophe avait fait mettre au Trésor, lors du pillage du magasin de leur mère, dix-sept ans auparavant. Mon grand-père feu J.B. Salnave eut sept enfants dont les quatre plus jeunes périrent au Cap dans le tremblement de terre du 7 mai 1842.

Des trois aînés, Séraphin le plus âgé, mourut célibataire en 1845 aux Gonaïves. Caroline devenue Mme. Muller mourut en 1905. La plus jeune Charlotte Eléonore Isabelle qui fut ma mère, laissée veuve en 1868, mourut en 1890. Après la mort de mon père, son commerce interrompu par les événements politiques de 1868/70 fut repris par ma mère et continué jusqu'à sa mort.