Antonio KÉBREAU Jr
Haïti

Antonio KÉBREAU Jr

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KEBREAU PIERRE-ANTOINE TOUSSAINT CHARLES
Antoine KÉBREAU
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Lucie KÉBREAU née PIERRE-ANTOINE
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Trasybule KÉBREAU
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Thérèse KÉBREAU née TOUSSAINT
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Antonio Thrasybulle KÉBREAU
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Yvonne KÉBREAU née CHARLES
Antonio Thrasybule KEBREAU
6° Commandant en Chef de l'Etat-Major 1957-1958
Président du Conseil Militaire du Gouvernement 14/6 -22/10 1957
o ca. 11 novembre 1909 Haïti, Port-au-Prince
+ ca. 1963 Haïti
(frères/soeurs:- Jacqueline WILLIAM née KÉBREAU- En vie / Living- En vie / Living- En vie / Living- En vie / Living- En vie / Living)
ax Marie Huguette BREA

DESCENDANCE


Avec Marie Huguette KÉBREAU née BRÉA
1 ) En vie / Living
2 ) En vie / Living

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

1957-Conseil Executif de Gouvernement.jpg (2819809 octets)

Le Général 
Antonio Thrasybule Kébreau

 

LE COIN DE L’HISTOIRE 
in Carl's Corner

Par Charles Dupuy Tome III
coindelhistoire@hotmail.com

Le livre vous sera envoyé chez vous lorsque vous aurez fait parvenir un chèque de 30$ à l'adresse suivante :
C. Dupuy, 
360, av. du Maire, La Prairie, Canada, J5R 5M8

(quelques extraits condensés)

Au lendemain de la folle journée du 25 mail 1957, le général Léon Cantave décida sagement d’abandonner ses fonctions de chef d’état-major de l’Armée d’Haïti.  Il fallait, sans tarder, lui trouver un remplaçant.  Parmi les aspirants les plus sérieux au prestigieux poste de général de brigade, figuraient les colonels Georges Bayard, Maurepas Alcindor et Bernardin Augustin.  Le Grand quartier général écarta rapidement leur candidature pour retenir le nom du commandant du département du Sud, le colonel Antonio Th. Kébreau.  L’argument déterminant qui l’emporta en faveur de ce dernier fut qu’il avait, plusieurs années durant, fréquenté l’École apostolique, bref, qu’il avait été séminariste.

Une fois arrêté le choix du nouveau général, Cantave dépêcha le major Robert Bazile et le capitaine André Fareau chez le président provisoire, le professeur Daniel Fignolé, pour qu’il entérinât sa nomination. « Je ne signerai pas ! répondit Fignolé. Je signerai pas, puisqu’il s’agirait là d’une compromission, signifia t’il avec grandiloquence, vous direz cependant au général Cantave que j’accepte le principe. »  C’est avec cette déclaration plutôt ambiguë que Fignolé acceptait Kébreau comme chef de l’Armée d’Haïti.  Moins de deux heures plus tard, un avion militaire arrivant des Cayes amenait dans la capitale haïtienne Antonio Th. Kébreau, le nouveau faiseur de roi.

Né à Port-au-Prince le 11 novembre 1909, Antonio Th. Kébreau était le fils du général Thrasybule Kébreau.  Il avait fait toutes ses études au Petit séminaire collège Saint-Martial.  Parmi les aspirants officiers de sa promotion se trouvait Paul Magloire .  C’est justement avec ce dernier qu’il allait se lier le plus fermement d’amitié.  Paul Magloire devait d’ailleurs baptiser une de ses filles et, lorsqu’il fut nommé commandant des Casernes Dessalines par Elie Lescot, Magloire s’empressa de faire entrer son ami Kébreau comme officier de la maison militaire du président de la République.  Promu capitaine, Kébreau devenait l’assistant commandant du département du Palais national, autrement dit, l’auxiliaire direct de Paul Magloire.  Après la chute de Lescot c’est un comité exécutif militaire dominé par le major Magloire qui s’empara du pouvoir.

En mars 1946, quand les étudiants de la capitale voulurent protester contre certaines restrictions aux nouvelles libertés imposées par la junte, ils organisèrent une manifestation de rue qui fut brutalement dispersée par le capitaine Kébreau… En 1948, le capitaine Kébreau alla suivre le cours de formation de l’école d’infanterie américaine à Fort Benning, en Georgie, et puis un autre, au Kansas, à Fort Leavenworth.

Au début de l’année 1949, le colonel Paul Magloire se rendit en voyage d’agrément aux Etats-Unis ou il s’arrêta notamment aux chutes du Niagara.  Pour la durée de son absence, le colonel avait tout naturellement donné charge du département militaire du Palais national à son adjoint administratif, le capitaine Antonio Th. Kébreau.  Ainsi qu’en avait pris l’habitude le colonel Magloire, le capitaine Kébreau se rendait chaque matin au Palais, dans les quartiers privés du président Estimé avec lequel il s’entretenait d’intendance militaire.

À son retour de vacances, Paul Magloire reprit son commandement et aussi, bien entendu, les rituels tête à tête avec le président de la République.  De son coté, Kébreau, qui y avait visiblement pris goût, n’arrêta pas de fréquenter les appartements d’Estimé… Le colonel lui annonça alors son transfert et lui intima l’ordre de se présenter à son nouveau poste le jour même, avant midi.  C’était la fin de l’amitié entre les deux compères.

À la chute du président Magloire, Kébreau fut nommé commandant du département militaire du Sud… Personne ne pouvait soupçonner Kébreau d’être l’homme du président déchu…Tous les officiers qui se trouvaient au Corps d’aviation le 25 mai furent systématiquement rayés des cadres…

Le gouvernement provisoire de Daniel Fignolé ne survécut que dix-neuf jours dans la tourmente… Fignolé, fort de sa popularité parmi les hommes de troupe, écrivit une lettre au général pour lui annoncer qu’il considérait «  les transferts opérés dans l’armée d’Haïti après les évènements du 25 mai » comme des mesures provisoires. Dans sa lettre, le président réclamait « également des informations sur l’état de service de tous les officiers de l’armée, du grade capitaine à celui de colonel. »(Clément Célestin, Compilations pour l’Histoire, tome II,1958, p.75).  Devant cette dernière injonction qu’il interpréta comme une menace personnelle, Kébreau réunit son état-major pour l’en informer et,

 encouragé par le colonel Pierre Paret, décida qu’il était temps de passer à l’action, autrement dit, de renverser Fignolé.

Le 14 juin 1957, sous prétexte que Fignolé était « obnubilé par l’ambition » et voulait « désorganiser les cadres de l’Armée », Kébreau fit procéder à son arrestation en pleine séance du conseil des ministres…

Les élections se déroulèrent le 22 septembre 1957.  À cette occasion, Kébreau offrit une victoire écrasante au candidat qu’il avait choisi, le Dr François Duvalier…Quant au candidat concurrent, Louis Déjoie, il perdit jusqu'à son siège de sénateur du département du Sud…

A près son installation au pouvoir le 22 octobre, Duvalier nomme Kébreau pour un mandat de six ans à la tête de l’Armée d’Haïti.  Quelques temps après, Duvalier envoyait une lettre dans laquelle il demandait au général de transférer une vingtaine des officiers qui gravitaient autour de lui et que l’on considérait comme ses protégés.  Kébreau ignora la requête.  Le 12 mars 1958 Duvalier lui envoyait la note suivante : «  Mes instructions relatives au transfèrement de certains officier n’ayant pas été exécutées. Je me trouve dans l’obligation de vous mettre en disponibilité. » Kébreau était révoqué.  Il se trouvait chez lui quand le canon se mit à tonner annonçant la nomination de son remplaçant, le général Maurice Flambert.

En janvier 1959, Duvalier nommait Kébreau ambassadeur au Vatican.  Certains suggérèrent, mais sans le moindre soupçon de preuve, que Duvalier s’était laissé influencer par le dictateur dominicain Trujillo, après que celui-ci eut intercédé en faveur de son vieil ami Kébreau.  En 1961 Kébreau devenait ambassadeur d’Haïti en Italie.  Un peu plus d’un an après, il revenait au pays où il fut accueilli avec un extraordinaire déploiement d’apparat au Palais national.  Là, devant la foule des officiels et des invités, le président et l’ambassadeur se confondirent en gentillesses et en démonstration de bons sentiments.

Juste au lendemain de cette faste journée au cours de laquelle l’ancien général avait même été salué par une salve de treize coups de canon, il décédait à Pétion ville chez son hôte et ami « Finfin » Akmed.  C’était le 13 janvier 1963.  Cinq jours plus tard, les obsèques nationales du général Kébreau furent célébrées en grand pompe à Port-au-Prince…

Rappel historique :

Chef du pouvoir exécutif
6 Déc 1956 - 12 Déc 1956 Paul Eugène Magloire 
Chef provisoire du pouvoir exécutif  
12 Déc 1956 - 4 Fev 1957 Joseph Nemours Pierre-Louis
Président provisoire de la république
7 Fev 1957 - 2 Avr 1957 Franck Sylvain
Chef d'état-major de l'armée d'Haïti
2 Avr 1957 - 6 Avr 1957 Léon Cantave
Conseil exécutif de gouvernement
6 Avr 1957 - 20 Mai 1957
Jean Charles Léonce Bernard
Georges Bretous
Stuart Cambronne
Weber Michaud
Seymour Lamothe
Raoul Fabre Daguilh
Ernest B. Danache
Emmanuel Bruny
Max Bolté
Grégoire Eugène
6 Avr 1957 - 24 Avr 1957
Antoine Pierre-Paul
Vilfort Beauvoir
Théodore A. Nicoleau
Chef d'état-major de l'armée d'Haïti
20 Mai 1957 - 25 Mai 1957 Léon Cantave
Président provisoire de la République
25 Mai 1957 - 14 Juin 1957 Pierre Eustache Daniel Fignolé
Président du Conseil militaire de gouvernement
14 Juin 1957 - 22 Oct 1957 Antonio Thrasybule Kébreau