Pierre Nicolas MALLET dit "Mallet Bon Blanc"
Haïti

Pierre Nicolas MALLET dit "Mallet Bon Blanc"

MALLET MORONVILLE
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François MALLET père
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Rose MORONVILLE
Pierre Nicolas MALLET
alias Mallet Bon Blanc
Planteur
Signataire de l'acte de l'Indépendance
o ca. 1760 France, Bordeaux (33)
+ dimanche 1 avril 1804 Haïti, Jérémie
(frères/soeurs:- Jean-Pierre MALLET- Joseph MALLET)
ax Suzanne GOGUET

DESCENDANCE


Avec Suzanne MALLET née GOGUETTE
1 ) Georges MALLET
2 ) Timothée MALLET (ca. 1793-21 novembre 1863)

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
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Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Mallette Bon Blanc

Pierre Nicolas MALLET

(Le texte qui suit est extrait du "Dictionnaire de la révolution haïtienne 1789-1804" de François Roc)

Singulier destin que celui de Pierre Nicolas Mallet. On sait que des Français d'origine métropolitaine avaient embrassé la cause de la guerre de libération nationale en intégrant les rangs de l'«armée indigène». C'est le cas souvent cité de Lafredinière, commandant de la garde nationale du Camp-Perrin passé dans l'armée de Geffrard; de Verret, ancien officier de la 13e coloniale décidant de suivre Pétion lors de la prise d'armes de ce dernier au Haut-du-Cap dans la nuit du 14 octobre 1802. Incorporé dans l'état major de Geffrard, puis de Gérin, à l'Anse-à-Veau, à la mort de Geffrard en 1806, il parviendra au grade de général au terme de sa carrière.

Mais le cas de Pierre Nicolas Mallet est unique. Ce créole des Côteaux est le seul Blanc signataire de l'Acte d'indépendance d'Haïti, proclamé le 1er janvier 1804 aux Gonaïves. Né de parents arrivés dans la région vers le milieu du XVIIIè siècle, il est apparenté à Férou dans le sillage duquel il se glisse dès la prise d'armes de celui-ci en janvier 1802. Aide de camp de Férou, il recommandé à Pétion auquel il restera attaché jusqu'à la mort de celui-ci en 1818. 

Membre de l'Assemblée constituante formée à la mort de Dessalines en 1806, il vote la Constitution du 27 décembre. Confirmé dans son grade de colonel et aide de camp du président Pétion par le Sénat en 1807, il demeurera dans ce grade jusqu'au début des années quarante. Maintenu dans son poste d'aide de camp de Boyer, à la mort de Pétion, il échoue, parce que trop proche de l'Exécutif, à se faire élire au Sénat en 1821. 

Commandant de la place de Miragoâne en 1827, il se voit bientôt confier le commandement de l'arrondissement dont l'Anse-à-Veau est le chef-lieu. Enfin promu général de brigade en 1842, il conserve son arrondissement de Nippes. Dépassé par la vague révolutionnaire qui agitait le Sud contre Boyer, le vieil homme sera bientôt remplacé par le général Lacroix.

A sa mort en 1846, il sera en hommage à son rang et conformément à la tradition, inhumé au fort Réfléchi de Miragoâne, surplombant le fort Mallet, son oeuvre érigé sur le littoral.