Me. Sténio VINCENT
Haïti

Me. Sténio VINCENT

Précédent

Président de la République

Suivant >>

VINCENT BREA
x
x
Photo BRÉA
x
x
x
BRÉA
x
Benjamin VINCENT
x
Iramène VINCENT née BRÉA
Sténio VINCENT
Avocat
Président de la République d'Haïti - (1930-1941)
Batonnier au bureau de Port-au-Prince
1920 - Un des patrons du journal "L'Union Patriotique"
o ca. 22 février 1875 Haïti, Port-au-Prince
+ jeudi 3 septembre 1959 Haïti, Port-au-Prince
(frères/soeurs:- Nemours VINCENT- Charles Benjamin VINCENT- Résia VINCENT- Bréa VINCENT- Hernélie VINCENT)

SANS DESCENDANCE CONNUE

 

 

Principale source : JPM

Source externe

Généalogie d'Haïti et de Saint-Domingue
Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2009.
AVERTISSEMENT : CE SITE NE PEUT ÊTRE CITÉ COMME RÉFÉRENCE CAR IL RASSEMBLE DES DONNEES AUX ORIGINES DIVERSES QUI N'ONT PAS PU ETRE TOUTES VERIFIEES.
N'HESITEZ PAS A SIGNALER LES ERREURS.

Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com
Révisé le dimanche 20 juin 2010

 

Sténio VINCENT

Président d'Haïti du 18 novembre 1930 au 15 mai 1941
fin de l'occupation américaine

Avocat, ancien bâtonnier au barreau de Port-au-Prince

Journaliste, ancien ministre, écrivain 

texte tiré de Leaders of Haiti par Max Manigat
in english

Le 18 novembre 1930, l'Assemblée Nationale récemment installée eut à élire le Sénateur Sténio Vincent en tant que Président de la République pour six ans. Avocat, ancien bâtonnier au barreau de Port-au-Prince, journaliste, ancien ministre, et écrivain prolifique, il avait également été un des maires de Port-au-Prince.

Le président Sténio Vincent semble avoir fixé comme mission principale à son administration la fin de l'occupation américaine. Contrairement à la majorité des députés qui avaient opté pour une fin rapide à l'occupation, le nouveau président a favorisé une politique d'accords partiels qui liquidaient graduellement la Convention de 1915. Après de longues discussions ardues, il consent au remplacement du conseiller financier américain par un « représentant fiscal », la Banque Nationale d'Haïti reviendrait sous le contrôle des haïtiens ; les Garde d'Haïti serait également « Haitïanisée » et l'occupation se terminerait le premier octobre 1934. 

Vincent & RooseveltLe dernier point a été révisé après la visite du Président Vincent au Président Franklin D. Roosevelt en mars 1934. Pour retourner la politesse, le Président américain se rendit au Cap-Haïtien le 5 juillet de la même année. Pendant la réunion qui suivi, les deux présidents s'accordèrent pour que la date de la remise à la souveraineté haïtienne de la "Garde d'Haïti" et de la fin de l'occupation soit arrêtée au premier août 1934. 

Le 15 août 1934, le dernier contingent de soldats de la marine américains quitte les Casernes Dessalines. L'occupation s'achève. Le Colonel Démosthène P. Calixte deviendra le premier Commandant de la Garde d'Haïti 

Une nouvelle constitution datée du 15 juillet 1932 va remplacer celle de 1918. Le Président Vincent a eu à mener beaucoup de combats avec l'assemblée. Il a combattu afin que ses pouvoirs exécutifs jugés trop restrictifs. Le 5 juillet 1933 il demande à la chambre législative de lui octroyer « des pouvoirs exceptionnels » pour traiter des problèmes de la nation. La demande est refusée. 

Le président Vincent émet  un décret exceptionnel le 12 janvier 1935 afin de soumettre la question « des pleins pouvoirs» à un référendum extraordinaire. Onze sénateurs protestent la constitutionnalité d'un tel décret. Quand le président gagne finalement, ces onze sénateurs sont déposés et expulsés du Sénat. Le président Vincent décidé alors qu'une nouvelle constitution remplacera celui en place. Le 2 juin 1935, la nouvelle charte est ratifiée de manière écrasante, avec une provision spéciale proclamant que « le Citoyen Sténio Vincent» est autorisé à accomplir un nouveau terme de cinq ans débutant le 15 mai 1936. 

L'administration de Vincent vota une loi pour régler les conditions de travail. Le temps de travail est établi à huit heures et à des vacances payées obligatoire. Une loi vient sanctionner le système coopératif. Une nouvelle législation a créé le bien rural de famille qui octroient des terrains aux familles rurales, et un effort spécial est requis du Département d'Agriculture pour venir en aide aux paysans afin d'améliorer la qualité du café produit. 

Pour la première fois de l'histoire de la nation, un gouvernement se préoccupe de la justice sociale. Des dispensaires ruraux sont construits, des bibliothèques publiques sont ouvertes dans les villes principales, et de nouvelles maisons bâties et incorporées dans des dites : cités ouvrières récemment créé, ou le développements de logement des ouvriers devraient fournir des demeures abordables pour la classe ouvrière. 

In 1934, l'écrivain Jacques Roumain lance le Parti Communiste Haïtien;

Pour régir les relations commerciales entre les Etats-Unis et Haïti, un nouveau traité commercial est mis en place le 28 mars 1935.

Beaucoup de contrats sont signés. Parmi ceux qui sont important se trouve celui de l'américain J.G White pour la construction de routes, ponts et canaux d'irrigations. Un autre est mis en place pour la production de bananes destinées à l'exportation. Et un autre programme vient combattre l'érosion avec le reboisement par milliers de plants d'arbres.

Le Palais Sans-Souci ainsi que la chapelle de Milot érigés par le Roi Christophe seront restaurés.

La période de l'occupation révolue, le gouvernement voulu rendre hommage aux héros de la résistance au travers la personnalité notamment de Charlemagne Péralte. Des funérailles nationales sont organisées avec la présence du Président Vincent et les restes de Péralte seront inhumés au mausolée du cimetière du Cap-Haïtien.

Les relations entre Haïti et ses voisins, dont la République Dominicaine, semblaient cordiales au début de l'administration de Sténio Vincent. Quoique le 21 janvier 1929 le traité signé par l'administration du Président Borno se révèle tout à fait décevante pour les Haïtiens, les deux pays décident d'y remédier en le modifiant. Ils s'entendent le 25 février 1935 et le Président Rafael L. Trujillo décide de venir à Port-au-Prince signer la ratification le 9 mars 1936. Tout portait à croire que le calme était revenu jusqu'au massacre de milliers de travailleurs Haïtiens dans l'affaire perijil mis en place par l'armée et la police national sous les ordres du dictateur Rafael L. Trujillo. Cet incident scellera les relations haïtiano-dominicaines 

Bien que le Président Sténio Vincent est crédité du processus du retrait américain en Haïti,  la fin de son terme voit l'arrivée de l'armée dans la politique de l'armée avec un plan visant à promouvoir une classe d'officiers subalternes souhaitant renverser le gouvernement.

Les supporteurs et amis du Président qui avaient commencé leur campagne aussi tôt qu'à la mi-1939. A son retour de Washington, il apparu très clairement que ses perspectives n'étaient pas brillantes. Une nouvelle résolution visant à sa réélection par la chambre législative fut adopté en Mars 1941, mais le Président déclina l'offre. Le même jour l'Assemblée Nationale vota le Président Elie Lescot.

Dix-neuf après l'occupation américaine avait sévèrement terni la fierté nationale. Mais il doit être reconnu, tout de même, que la paix avait quand même était restaurée en Haïti,  ainsi que les besoins de modernisations des infrastructures de base. Mais pour combien de temps?

Le président Sténio Vincent d'Haïti aux cheveux d'argent, un politicien argenté à la fine-langue,  loyalement soutenu par les moindres politiciens de Port-au-Prince que détesté par les exilés haïtiens du Harlem. Ses amis disent de lui ; qu'il est un homme d'état ; ses ennemis l'appellent un dictateur ; les deux consentent à dire qu'il à aimé son travail, un travail agréable; la Présidence d'Haïti. 

Sous la Présidence de Vincent Haïti a apprécié une des périodes les plus calmes de son histoire. Les amis du Président attribue ceci à sa capacité ; ses ennemis l'attribuent au despotisme. Quelle qu'en soit  la raison, la Chambre des Députés du Président  a considéré qu'il fallait une résolution à cette effet « aux circonstances exceptionnelles qui confrontent la nation » le fait était impératif de le maintenir au pouvoir. Pas une voix s'est élevée contre. Quatre jours plus tard le Sénat a passé la vote et la résolution, a reçu l'unanimité.

Sa popularité ne s'est mise à ternir qu'en 1937 lorsqu'il n'a pas su répondre au massacre de 15.000 des travailleur haïtiens en République Dominicaine, quand le président de la République Dominicaine le Dictateur Rafael Leonidas Trujillo, dans un moment de rage, a ordonné le  massacre par ses forces armés, massacre estimé à plus de 15.000 coupeurs de cannes haïtiens ayant traversé la frontière pour chercher du travail de moisson. Le Président haïtien s'est contenté d'une indemnité de $550.000 de Trujillo. Face aux Haïtiens assassinés officiellement il semble avoir été évalué à $37 l'haïtien. C'est ainsi que le peuple haïtien s'est senti victime de Vincent et de son gouvernement qui ont été remplacé en 1941 par Elie Lescot. (Haitiwebs)

 


Sténio VINCENTStenio Vincent

President of Haiti - November 18th 1930 to may15th 1941

Lawyer, Journalist, Minister, Writer 

On November 18th 1930, the newly seated Nation Assembly elected Senator Sténio Vincent president for a six-year term. A lawyer, journalist, minister, and prolific writer, he was also a former mayor of Port-au-Prince.

S.E. Sténio Vincent offered to all Jews of Europe who wanted to acquire the Haitian Nationality, they would by then obtain the status said of « neutral ». That is how Haiti received a couple of hundreds German Jewish citizens.

President Sténio Vincent seemed to have assigned one main goal to his administration : the end of the American occupation. Contrary to the majority of the members of parliament who had opted for a quick end to the occupation, the new president favored a policy of partial agreements that would gradually liquidate the 1915 Convention. After long and arduous discussions, it was agreed that the U.S. financial advisor would be replaced by a "fiscal representative" The Banque Nationale d'Haïti retured to Haitian control; the Garde d'Haïti would be "Haitianized" and the occupation would end on October 1st, 1934. 

That last point was revised after President Vincent's visit to President Franklin D. Roosevelt in March 1934. The U.S. President returned the courtesy and was received at Cap-Haitian on July 5 of the same year. During their meeting, the two presidents agreed that the date for the "Haitianization" of the Garde d'Haïti and the end of the occupation would be moved up to August 1st 1934.

On August 15th 1934, the last contingent of U.S. marines left the Casernes Dessalines. The occupation was over.

A new constitution of July 15th 1932 replaced the 1918 constitution. President Vincent had to fight many battles with parliament. He contended that his executive powers were too restrictive. On July 5th, 1933 he asked the legislative chambers to give him "exceptional powers" to deal with the problems of the nation. The demand was rejected.

President Vincent issued a decree on January 12th 1935 to the effect of submitting the question of the "exceptional powers" to an extraordinary referendum. Eleven senators protested the constitutionality of such a decree. When the president finally won, those eleven senators were deposed and expelled from the Senate. President Vincent then decided that a new constitution should replace the one in place. On June 2nd 1935, the new charter was overwhelmingly ratified, with a special provision proclaiming that "Citizen Sténio Vincent" was entitled to a new five-year term beginning on May 15th 1936.

The Vincent administration had a law passed to regulate the conditions of labor. The day's work was fixed at eight hours and a paid vacation was made mandatory. A law also sanctioned cooperatives. A new legislation created the bien rural de famille that deeded plots of lands to rural families, and a special effort by the Department of Agriculture helped the peasants improve the quality of the coffee produced in the countryside.

For the first time in the nation's history, a government was concerned about social justice. Rural dispensaries were built, public libraries were opened in the main cities, and houses were built in newly created cités ouvrières, or workers' housing developments, to provide affordable dwellings for the working class.

In 1934, writer Jacques Roumain launched the Haitian Communist Party (Parti Communiste Haïtien);

To balance the lopsided commercial relations between the United States and Haiti, a trade agreement was signed on March 28, 1935.

Many contracts were signed. An important one was the U.S. firm J.G. White for the building of roads, bridges and irrigations canals. Another one was for the production of bananas for export. Also a program to fight erosion was put in place and thousands of trees were planted.

The Sans-Souci Palace and the chapel at Milot, erected by King Christopher Henry were restored.

The occupation over, the government paid tribute to Charlemagne Péralte, considered The Hero of the armed struggle against the occupation. National funerals were organized, with President Vincent in attendance, and his remains were buried in a mausoleum in the Cap-Haitian cemetery.

Relations between Haiti and its neighbor, the Dominican Republic, appeared cordial at the beginning of the Vincent administration. However the January 21st 1929 treaty signed by the Borno administration was deemed unsatisfactory by the Haitians, and the two countries decided to modify it . An agreement was reached on February 25th 1935. President Raphael L. Trujillo came to Port-au-Prince for the signing ceremony on March 9th, 1936. Things appeared to go smoothly until the massacre in October 1937 of ten of thousands of Haitian workers living in the Dominican Republic by the army and the national police, on orders given by dictator Rafael L. Trujillo.

Althourgh President Vincent is credited with the process of "desoccupation" his term saw the beginning of the involvement of the new army in politics, with a plot involving lower ranking officers of the army who wanted to overthrow the government being thwarted.

Supporters and friends of the president had started a campaign for his reelection as early as mid-1939. After a trip to Washington, it appeared that his prospects were far from bright. A resolution granting him a new mandate was voted-on in the the legislative chambers in March 1941, President Vincent declined. That same day, the National Assembly elected Elie Lescot as president.

Nineteen years of US occupation had severely run down Haitian pride. It must be acknowledged, however, that peace had finally been restored to Haiti and a measure of badly needed modernization had been achieved. Would both last?

President Sténio Vincent of Haiti was a silver-haired, silver-tongued politician who is supported as loyally by the lesser politicians of Port-au-Prince as he is hated by Haitian exiles in Harlem. His friends say he is a statesman; his enemies call him a dictator; both agree that he likes a pleasant job. Such a job is the Presidency of Haiti.

Under President Vincent Haiti enjoyed one of the quietest periods of its history. The President's friends attribute this to his ability; his enemies attribute it to despotism. Whatever the reason, President Vincent's loyal Chamber of Deputies considered a resolution to the effect that "exceptional circumstances that confront the nation" make it imperative to continue him in office. Not a voice was raised in dissent. Four days later the Senate passed the same resolution, also unanimously.

His popularity waned further when in 1937 he failed to respond to the massacre of 15,000 Haitian guest workers in the Dominican Republic, when the Dominican Republic's Dictator Rafael Leonidas Trujillo, in a moment of rage, let his forces massacre an estimated 15,000 Haitian cane-cutters who had crossed the border to seek harvest work. The Haitian President settled for an indemnity of $550,000 from Trujillo. With murdered Haitians thus officially priced at $37 each, Haiti soured on Vincent, and his government succumbed in 1941 and was succeeded by Élie Lescot. (Haitiwebs)

********************
Lire : Leaders of Haiti par Max Manigat

- in "Written in blood" Heinl, Heinl et Heinl 
- Emmanuel Lamaute, Le Vieux Port-au-Prince
Noirs dans les camps nazis, de Serge Bilé, Le Serpent à plumes